AFFAIRES ET FEMINITE

Geert Hofstede, un chercheur hollandais, a surpris le monde dans les années 70 avec ses découvertes sur les différences cultu- relles. Selon lui, cinq critères permettent de cerner ces différences. L’un d’eux concerne le degré de masculinité de chaque pays. Quelles sont les caractéristiques d’un comportement masculin ? De façon générale, le pouvoir, la performance, être le premier, réussir, le succès matériel, la compétition, les systèmes, etc., en opposition à la femininité, caractérisée par la sensibilité, l’intuition, l’empathie... Les résultats des études menées suivant le modèle de Geert Hofstede depuis 2005 permettent ainsi de classer les pays suivant leur degré de masculinité.

Alors que le Japon obtient un score de 95%, l’Allemagne est à 66%, la France 43% et la Roumanie 42%. Ces pourcentages ne font pas référence au rôle de la femme dans ces pays, mais uniquement aux modes de comportement. La France et la Roumanie seraient donc, selon ces études, des sociétés moins masculines que d’autres. Exemple : dans ces deux pays, il est courant de voir deux hommes se faire la bise. Chose impensable en Allemagne, et encore moins au Japon. Ceci étant, j’observe une croissante « masculinisation » de nos sociétés. Les femmes elles-mêmes deviennent de plus en plus masculines, sans doute contraintes et forcées par l’économie de marché ; néanmoins elles n’y opposent pas un contre- courant qui pourrait mettre en valeur leur féminité. Cette tendance est-elle souhaitable voire bénéfique pour nos sociétés ? On peut en douter. La performance, la compétition font partie de notre vie, d’autant plus aujourd’hui, mais il ne faudrait pas oublier que nous avons à égale mesure besoin d’empathie, de sensibilité dans les rapports humains.

L’appauvrissement de ces « valeurs féminines » est à la source de beaucoup de maladies modernes, comme le burnout (épuisement mental dû au travail). Je rencontre d’ailleurs dans mon cabinet à Bucarest de plus en plus de managers femmes qui souffrent de leur masculinité excessive, et souhaitent retrouver un juste équilibre. La femininité est une valeur cruciale, c’est là le vrai enjeu de l’émancipation, tant pour l’homme que pour la femme. Il faudrait la retrouver et la reintégrer dans nos vies et au sein de nos entreprises.

Dr. Michael Schroeder est life & business coach à Bucarest.

Source: Regard Magazine – Magazine francophone de Roumanie #58 / 15 décembre 2012 - 15 mars 2013

UN AUTRE MODELE

L’année dernière en novembre, le quotidien Ziarul Financiar a publié la liste des 100 managers les plus admirés de Roumanie. Résultat : il y avait presque un tiers d’étrangers dans ce palmarès. Pour la deuxième année consécutive, la première place était occupée par un étranger. Quand je travaillais dans le domaine du recrutement, les candidats pour un poste de top manager me posaient souvent...

CHANGER LES HABITUDES

Dans son livre « The power of habit » publié en 2012, le journaliste américain du New York Times Charles Duhigg explique qu’on ne se rend plus compte à quel point les habitudes sont ancrées en nous. L’auteur cite notamment une étude de la Duke Univer- sity selon laquelle 40% de nos actions sont des habitudes, sans qu’on s’en aperçoive. Très souvent, nous fonctionnons donc sur le mode « pilote automatique ». Les...

Im Grunde spielen wir nur Spiele

Im Grunde spielen wir nur Spiele“, lächelt Michael Schroeder freundlich und ein klein wenig provokant. Denn welcher Manager will schon erkennen, dass sein Walten und Wirken, Schalten und Schuften, die vielen Überstunden und all die persönlichen Opfer, nur Schachzüge auf einem imaginären Spielfeld sind? Und die scheinbar von außen aufgedrückten Spielregeln, die seinen harten Alltag bestimmen, tatsächlich bloß eigene Glaubenssätze – verselbstständigte...
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