QUESTION STRESS

Une étude récente réalisée en Roumanie par la compagnie Regus, spécialisée dans les espaces de travail, montre que 63% des em- ployés de bureau et des cadres se disent plus stressés que l’année dernière. En Allemagne, pays dont je suis originaire, on estime qu’environ neuf millions de personnes sont atteintes par la maladie dite du burnout (épuisement mental dû au travail). Nous essayons d’y faire face en prenant surtout des médicaments, mais le problème principal n’est pas résolu.

Comme l’a récemment rappelé le prix Nobel de médecine Luc Montagnier lors d’une conférence à Bucarest, il y a deux types de stress : le positif – dénommé « eustress » – et le stress négatif qui peut porter préjudice à notre système immunitaire – c’est le « distress ». Evidemment, face à une situation particulièrement difficile, un grave problème de santé par exemple, il sera difficile de ne pas souffrir de « distress ». Ceci étant, le stress négatif est le plus souvent la conséquence de ce que nous nous infligeons à nous-mêmes. Nous ne sommes plus en phase avec notre intérieur, et trop dépendants de notre entourage. Que faire ? Dans un premier temps, il s’agit d’examiner le système de croyances qui sous-tend nos aspirations : qui ou quoi nous pousse ? Nos parents, notre besoin d’être reconnu, les conventions, notre ego qui veut toujours être meilleur que les autres ? Nous en sommes trop souvent victimes.

Deuxième étape, le processus de « nettoyage » : éviter les personnes qui « pompent » de l’énergie, et être plus sélectifs vis-à-vis des informations qui abondent chaque jour. Nettoyage veut dire aussi se simplifier la vie quand et où c’est possible.

Enfin, avoir du temps pour soi, pour réfléchir, observer, comprendre, même si cela ne dure que quelques minutes chaque jour. De multiples études ont par exemple démontré les effets bénéfiques de la méditation sur notre corps et notre psychique. Rien n’est simple, surtout quand il s’agit de se remettre en question. En Roumanie, j’ai remarqué que les cadres et les patrons qui viennent me consulter se focalisent beaucoup trop sur les biens matériels, ce qui les empêche de travailler sur leur équilibre intérieur.

Dr. Michael Schroeder est life & business coach à Bucarest.

Source: Regard Magazine – Magazine francophone de Roumanie - Regard 57 / 15 octobre - 15 décembre 2012

UN AUTRE MODELE

L’année dernière en novembre, le quotidien Ziarul Financiar a publié la liste des 100 managers les plus admirés de Roumanie. Résultat : il y avait presque un tiers d’étrangers dans ce palmarès. Pour la deuxième année consécutive, la première place était occupée par un étranger. Quand je travaillais dans le domaine du recrutement, les candidats pour un poste de top manager me posaient souvent...

POUVOIR CHOISIR

J'observe depuis un certain temps comment les managers roumains et étrangers perçoivent le monde dans lequel ils vivent. Chacun a sa vision à lui, et je suis surpris de voir comment les mêmes phénomènes peuvent être analysés et commentés diffé- remment. Certains pensent que la Roumanie va mal, d'autres disent d'abord qu'il y a des signes de reprise.
Chacun se construit sa réalité basée sur ses propres expériences, sa vision de la vie et ses conditionnements auxquels il est soumis...

PLACE A L'EMOTION

Le monde du management n’a plus été le même à partir de 1995, quand le psychologue américain Daniel Goleman a publié son livre Emotional Intelligence and why it can matter more than IQ. Jusqu’alors, les recherches sur l’intelligence humaine se pen- chaient exclusivement sur le quotient intellectuel, et sur comment mieux le mesurer. Mais voilà que la vie des affaires notamment allait être chamboulée : une personne ayant beaucoup d’empathie, qui peut se mettre à la place des autres,...
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