QUITTER LA ZONE DE CONFORT

Zeitgeist en allemand signifie l’air du temps, l’époque dans laquelle on vit. Celle-ci est aujourd’hui marquée par l’instabilité et l’incapacité à prévoir ce qui se passera demain. Cela crée du stress, que ce soit dans notre vie personnelle ou professionnelle. Nous avons besoin de structures solides qui donnent de la stabilité, un sentiment de sécurité. Dans son ouvrage Games people play (1964), le psychiatre canadien Eric Berne affirme que notre problème éternel est de savoir comment structurer nos heures d’éveil. Afin d’avoir le moins de surprises possible, et surtout de ne rien perdre.

De là découle le concept comportemental de la « zone de confort ». Il s’agit d’un espace que nous créons au sein duquel nous nous sentons en sécurité, où les choses sont prévisibles. Mais c’est une illusion ; à un moment donné, la vie nous rattrape, un évènement majeur peut tout bouleverser. Cette peur de perdre quelque chose semble dominer nos vies. Certains la refoulent, d’autres essaient de vivre au jour le jour, un bon nombre prend des antidépresseurs.

La situation en Roumanie est quelque peu différente. Les Roumains ont vécu tant de souffrances, de périodes instables, qu’ils gèrent sans doute mieux que la plupart des Occidentaux cette peur de la perte. Proche des chefs d’entreprise, j’observe souvent que des crises de toute sorte mettent en péril leur zone de confort, et peuvent les déstabiliser complètement : perte du titre de directeur général, départ imprévu pour un poste dans un autre pays, divorce... Il y a toujours une première phase de choc, de remise en question ou de déprime, où l’on doute de ses capacités. Mais après une période plus ou moins longue, on rebondit, en général.

Tout d’un coup, d’autres options se présentent ; un choc, une perte peut être un signe pour aller vers ce qui nous correspond davantage. Une fois licenciés d’une grande entreprise, combien de managers recouvrent bonheur et liberté d’action au sein d’une PME. Peutêtre cela vaut-il alors la peine de « se promener », de temps en temps, en dehors de la zone de confort... Afin de se réinventer, se découvrir vraiment, même si le début est douloureux. Selon l’auteur américain Neale Donald Walsch, « la vraie vie commence à la fin de la zone de confort ».

Dr. Michael Schroeder est life & business coach à Bucharest.

Source: Regard Magazine – Magazine francophone de Roumanie - Regard 61 / 15 juillet - 15 octobre 2013

AUSSI UN JEU

Début décembre, j’ai participé au « team building » interne d’une grande entreprise dans un hôtel non loin de Baile Tusnad (centre du pays). On m’a invité pour un séminaire sur les problèmes de communication. Très vite, j'ai vu comment certains des participants se sentaient plus à l'aise que d’autres et parlaient de leur travail avec fierté.
 Indépendamment de leur fonction,...

L OUTIL COEUR

Il y a une quarantaine d’années, le chercheur américain David Maccoby a réalisé une étude sur les patrons dans les grandes corporations. Résultat : la plupart des managers étaient incapables d'aimer dans le cadre de leur travail. Par le mot « amour », nous entendons ici un certain état d’esprit avec lequel on interagit avec les autres. Ce travail a été plus tard repris par le grand psychanalyste américain...

SE DEVELOPPER

Au début de l’année, j’ai lu dans un journal économique un article sur l’importance de la formation continue au sein des entre- prises roumaines. Il est intéressant de constater que les cadres dirigeants, malgré des budgets de formation stagnants, attachent (enfin) de plus en plus d’importance à l’épanouissement, tant professionnel que personnel. Pour eux comme pour leurs salariés. Dans un monde toujours plus changeant,...
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