SE DEVELOPPER

Au début de l’année, j’ai lu dans un journal économique un article sur l’importance de la formation continue au sein des entre- prises roumaines. Il est intéressant de constater que les cadres dirigeants, malgré des budgets de formation stagnants, attachent (enfin) de plus en plus d’importance à l’épanouissement, tant professionnel que personnel. Pour eux comme pour leurs salariés.

Dans un monde toujours plus changeant, la formation est devenue un processus sans cesse actif, elle est désormais un facteur clé afin d’assurer la compétitivité d’une entreprise. Que les budgets stagnent est une réalité dans tous les pays d’Europe. Toutefois, j’observe une réelle prise de conscience de la nécessité de « se développer » en Roumanie. Le développement personnel notamment englobe un tas de choses, l’équilibre intérieur, avoir des valeurs, découvrir et utiliser ses talents, la sagesse, avoir plus de compréhension pour la nature humaine et envers soi-même...

Un cadre dirigeant qui s’ouvre à ces dimensions ne fait pas uniquement quelque chose pour lui, cela a un impact sur son équipe, son entourage, sur la société avec laquelle il interagit. Je ne cesse de répéter que les dirigeants d’entreprise sont non seulement responsables de la performance et du succès de l’entité qu’ils contrôlent ; ils sont aussi, qu’ils le veulent ou non, un point de référence pour les autres. On estime que le comportement d’un patron vis-à-vis de 1000 employés aura un impact direct ou indirect sur environ 5000 individus, c’est-à-dire sur leurs familles, les clients et partenaires professionnels, entre autres.

Malgré une réelle prise de conscience, davantage de cadres dirigeants en Roumanie devraient se rendre compte de l’importance de leurs actes, en travaillant d’abord sur eux-mêmes. Le pays et ses entreprises ont besoin de leaders qui donnent l’exemple, d’autant plus qu’ici, « le poisson pue (souvent) par la tête ». Il serait d’ailleurs intéressant de mesurer l’impact très positif de nombre de dirigeants expatriés sur la société roumaine dans son ensemble. Car en France ou en Allemagne – pour citer deux pays qui me sont proches – il est généralement intégré qu’un cadre dirigeant qui s’occupe de son développement personnel sera plus heureux, rendra ses proches plus heureux, et saura en conséquence développer une meilleure culture d’entreprise.

Dr. Michael Schroeder est life & business coach à Bucarest.

Source: Regard Magazine – Magazine francophone de Roumanie #59 / 15 mars - 15 mai 2013

CHANGER LES HABITUDES

Dans son livre « The power of habit » publié en 2012, le journaliste américain du New York Times Charles Duhigg explique qu’on ne se rend plus compte à quel point les habitudes sont ancrées en nous. L’auteur cite notamment une étude de la Duke Univer- sity selon laquelle 40% de nos actions sont des habitudes, sans qu’on s’en aperçoive. Très souvent, nous fonctionnons donc sur le mode « pilote automatique ». Les...

PLACE A L'EMOTION

Le monde du management n’a plus été le même à partir de 1995, quand le psychologue américain Daniel Goleman a publié son livre Emotional Intelligence and why it can matter more than IQ. Jusqu’alors, les recherches sur l’intelligence humaine se pen- chaient exclusivement sur le quotient intellectuel, et sur comment mieux le mesurer. Mais voilà que la vie des affaires notamment allait être chamboulée : une personne ayant beaucoup d’empathie, qui peut se mettre à la place des autres,...

L OUTIL COEUR

Il y a une quarantaine d’années, le chercheur américain David Maccoby a réalisé une étude sur les patrons dans les grandes corporations. Résultat : la plupart des managers étaient incapables d'aimer dans le cadre de leur travail. Par le mot « amour », nous entendons ici un certain état d’esprit avec lequel on interagit avec les autres. Ce travail a été plus tard repris par le grand psychanalyste américain...
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