UN AUTRE MODELE

L’année dernière en novembre, le quotidien Ziarul Financiar a publié la liste des 100 managers les plus admirés de Roumanie. Résultat : il y avait presque un tiers d’étrangers dans ce palmarès. Pour la deuxième année consécutive, la première place était occupée par un étranger.

Quand je travaillais dans le domaine du recrutement, les candidats pour un poste de top manager me posaient souvent la question suivante: « Mon patron sera-t-il roumain ou étranger ? » Et beaucoup ne donnaient pas suite s'il ne s'agissait pas d'un supérieur hiérarchique expatrié. Mais depuis onze ans que je suis ici, j'ai observé quelques change- ments. Il me semble que la génération des Becali, Patriciu ou Columbeanu arrive à sa fin. Un très bon indicateur est que la couverture médiatique les concernant ne cesse de chuter ; ces personnes ne sont plus en vogue, ils ont perdu leur fonction de modèle, un modèle trop axé sur l'argent, l’égocentrisme, ne favorisant pas le partage et le respect de l’individu. Sans nul doute, la présence depuis plusieurs années de managers étrangers en Roumanie a beaucoup fait pour atténuer ce paradigme. Les managers roumains eux-mêmes ont senti qu'il fallait changer, être à l'écoute de l'autre, respecter davantage certaines valeurs et penser à long terme. Même s'il reste du chemin à parcourir, évidemment.

A noter par ailleurs une nouvelle « race » de mana- gers roumains : ceux qui ont fait leurs études à l'étranger pendant plusieurs années – et pas seulement un stage de quelques mois. Le tout est de savoir les garder ici en leur proposant des conditions de travail optimales. Ceci étant, lors de séminaires, je rencontre aussi de jeunes étudiants issus d'universités roumaines tout à fait brillants, et qui sauront très vite s'adapter à la philosophie de n'importe quelle multinationale. De fait, dans plusieurs grands groupes avec lesquels je travaille, on me parle de plus en plus de jeunes managers roumains à haut potentiel qui sont intégrés dans des programmes internationaux.

Tout cela me fait penser que dans le prochain palmarès des managers les plus admirés du pays, il est fort probable que les premiè- res places soient enfin d'allure autochtone.

Dr. Michael Schroeder est life & business coach à Bucharest.

Source: Regard – Magazine Francophone de Roumanie - Regard 64, 
15 mars - 15 mai 2014

SE DEVELOPPER

Au début de l’année, j’ai lu dans un journal économique un article sur l’importance de la formation continue au sein des entre- prises roumaines. Il est intéressant de constater que les cadres dirigeants, malgré des budgets de formation stagnants, attachent (enfin) de plus en plus d’importance à l’épanouissement, tant professionnel que personnel. Pour eux comme pour leurs salariés. Dans un monde toujours plus changeant,...

CHANGER LES HABITUDES

Dans son livre « The power of habit » publié en 2012, le journaliste américain du New York Times Charles Duhigg explique qu’on ne se rend plus compte à quel point les habitudes sont ancrées en nous. L’auteur cite notamment une étude de la Duke Univer- sity selon laquelle 40% de nos actions sont des habitudes, sans qu’on s’en aperçoive. Très souvent, nous fonctionnons donc sur le mode « pilote automatique ». Les...

Take courage towards self-awareness

Some thoughts from a Business and Life Coach In my coaching life, I have the pleasure to help people. They all have one thing in common: the person is not in harmony with him/herself. Managers come for different reasons, they want to look back on their lives, to better understand what they have done, why they are aggressive with people, etc. Mostly, it has to do with their belief systems, with old blockages or trauma like negativity, “I am not good enough“ or minor complexes that have...
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