AUSSI UN JEU

Début décembre, j’ai participé au « team building » interne d’une grande entreprise dans un hôtel non loin de Baile Tusnad (centre du pays). On m’a invité pour un séminaire sur les problèmes de communication. Très vite, j'ai vu comment certains des participants se sentaient plus à l'aise que d’autres et parlaient de leur travail avec fierté.


Indépendamment de leur fonction, chacun jouait un rôle; cela m’a tout de suite fait penser à Carl Gustav Jung, le grand psychiatre suisse, notamment connu pour avoir distingué plusieurs archétypes de personnalité. A chaque fois, et en particulier dans le contexte d'un travail en groupe, on retrouve le sage, l’aventurier, le chasseur, le joueur, le clown, la séductrice, le roi, le solidaire, ainsi de suite.
Nous avons tous des rôles que nous jouons et qui dépendent beaucoup de nos talents naturels, mais aussi des conditionnements auxquels nous sommes exposés tout au long de notre vie.

Erving Goffman, sociologue américain d'origine canadienne, a merveilleusement décrit dans son ouvrage « La mise en scène de la vie quotidienne » comment nous faisons tous du théâtre. Selon lui, la vie est une grande pièce de théâtre avec une scène, des acteurs, des coulisses où les arrangements discrets s'effectuent, un texte et un public.
Au réveil, notre personnalité et son ego se mettent en marche, nous commençons à jouer nos rôles, en famille, avec des amis, et bien sûr au travail.

En interagissant constamment avec d’autres acteurs. La plupart du temps, nous n'en sommes pas conscients.
 Pourtant, en être davantage conscient aide à prendre un peu plus de recul par rapport à ce que l’on fait tous les jours, et à réaliser qu’il s’agit aussi d’un jeu.

Dr. Michael Schroeder est life & business coach à Bucharest.

Source: Regard - Magazine francophone de Roumanie, Regard 68, 
15 décembre 2014 - 15 mars 2015

LA MOTIVATION, FACTEUR CLE

Selon une étude récente réalisée par la société aon Hewitt (conseil en ressources humaines), 4 employés sur 10 – cadres supé- rieurs inclus – ne sont pas motivés dans leur travail. Et selon une autre étude Gallup sur la satisfaction des cadres en allemagne, 24% se sont désengagés de façon radicale de leur travail, 61% se disent indifférents à leur activité, et 85% ont des problèmes...

POUVOIR CHOISIR

J'observe depuis un certain temps comment les managers roumains et étrangers perçoivent le monde dans lequel ils vivent. Chacun a sa vision à lui, et je suis surpris de voir comment les mêmes phénomènes peuvent être analysés et commentés diffé- remment. Certains pensent que la Roumanie va mal, d'autres disent d'abord qu'il y a des signes de reprise.
Chacun se construit sa réalité basée sur ses propres expériences, sa vision de la vie et ses conditionnements auxquels il est soumis...

UN AUTRE MODELE

L’année dernière en novembre, le quotidien Ziarul Financiar a publié la liste des 100 managers les plus admirés de Roumanie. Résultat : il y avait presque un tiers d’étrangers dans ce palmarès. Pour la deuxième année consécutive, la première place était occupée par un étranger. Quand je travaillais dans le domaine du recrutement, les candidats pour un poste de top manager me posaient souvent...
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