CHANGER LES HABITUDES

Dans son livre « The power of habit » publié en 2012, le journaliste américain du New York Times Charles Duhigg explique qu’on ne se rend plus compte à quel point les habitudes sont ancrées en nous. L’auteur cite notamment une étude de la Duke Univer- sity selon laquelle 40% de nos actions sont des habitudes, sans qu’on s’en aperçoive. Très souvent, nous fonctionnons donc sur le mode « pilote automatique ».

Les habitudes structurent notre vie, la rendent plus facile, prévisible, plus sûre. Elles sont des points de référence et constituent un élément important du concept de « zone de confort » que j’ai déjà mentionné dans cette page. Aussi les entreprises ne sont pas épargnées : il s’agit des modes de fonctionnement internes, mais aussi des habitudes d’achat que l’on essaie de cerner chez les consommateurs.

La plupart des habitudes sont utiles, on peut les exécuter sans trop réfléchir : conduire, faire ses courses, manger... Les « bonnes » habitudes nous laissent le temps de nous occuper de choses plus intéressantes. Mais s’installent par ailleurs des habitudes moins positives : fumer, trop manger de sucreries, et les innombrables rituels creux...
Quoi qu’il en soit, bonnes ou mauvaises, modifier ses habitudes est une expérience qui ne peut qu’être rafraîchissante : changer de restaurant pour le déjeuner, changer de chemin pour aller au travail, changer son rythme de marche... Ces petites choses peuvent amener un autre regard sur la vie, nous faire sentir plus vivants. Et créent de nouvelles connections neuronales. L’un de mes clients, un chef d’entreprise roumain, avait l’habitude de parler très vite, générant un stress inutile pour lui et son entourage. Après quelques exercices de respiration et une prise de conscience des motifs qui se cachaient derrière cette mauvaise habitude, il a pu changer son rythme de parole, et donc améliorer son rapport avec les autres.

Un autre haut dirigeant avait ce réflexe (bien roumain) de dire incessamment « nu ştiu » en haussant les épaules et en faisant une grimace avec la bouche, ce qui déconcertait ses interlocuteurs internationaux. Après un enregistrement vidéo et une confrontation avec lui-même, il a pu corriger un comportement qui était devenu très handicapant. Bonnes ou mauvaises, les habitudes sont là pour être changées, se sentir plus vivant et en meilleur accord avec les autres. Même si elles rassurent.

Dr. Michael Schroeder est life & business coach à Bucharest.

Source: Regard – Magazine Francophone de Roumanie - Regard 63
15 décembre 2013 - 15 mars 2014

QUESTION STRESS

Une étude récente réalisée en Roumanie par la compagnie Regus, spécialisée dans les espaces de travail, montre que 63% des em- ployés de bureau et des cadres se disent plus stressés que l’année dernière. En Allemagne, pays dont je suis originaire, on estime qu’environ neuf millions de personnes sont atteintes par la maladie dite du burnout (épuisement mental dû au travail). Nous essayons d’y faire...

SE DEVELOPPER

Au début de l’année, j’ai lu dans un journal économique un article sur l’importance de la formation continue au sein des entre- prises roumaines. Il est intéressant de constater que les cadres dirigeants, malgré des budgets de formation stagnants, attachent (enfin) de plus en plus d’importance à l’épanouissement, tant professionnel que personnel. Pour eux comme pour leurs salariés. Dans un monde toujours plus changeant,...

UN AUTRE MODELE

L’année dernière en novembre, le quotidien Ziarul Financiar a publié la liste des 100 managers les plus admirés de Roumanie. Résultat : il y avait presque un tiers d’étrangers dans ce palmarès. Pour la deuxième année consécutive, la première place était occupée par un étranger. Quand je travaillais dans le domaine du recrutement, les candidats pour un poste de top manager me posaient souvent...
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