L OUTIL COEUR

Il y a une quarantaine d’années, le chercheur américain David Maccoby a réalisé une étude sur les patrons dans les grandes corporations. Résultat : la plupart des managers étaient incapables d'aimer dans le cadre de leur travail. Par le mot « amour », nous entendons ici un certain état d’esprit avec lequel on interagit avec les autres. Ce travail a été plus tard repris par le grand psychanalyste américain d'origine allemande Erich Fromm dans son livre Avoir ou être. Selon lui, le manque d’amour, l'incapa- cité de vivre la vie à travers le cœur ont produit des comportements néfastes, et provoqué une surexploitation du cerveau au détriment du coeur.

Récemment, lors d’un séminaire aux Etats-Unis, j’ai pris connaissance d'un organisme américain, « Institute of Heartmath », qui concentre précisément ses recherches sur le cœur. Selon cet institut, le cœur est l'organe émettant le champs énergétique le plus fort, un champs de 30 à 50 fois plus fort que celui du cerveau, et qui s’étend jusqu'à environ deux mètres autour de nous. A noter par ailleurs que le cœur émet plus de signaux vers le cerveau que l'inverse. Enfin, le cœur aurait lui-même des cellules similaires à celles du cerveau.

De fait, on a tous plus ou moins fait l'expérience de voir comment la relation avec une personne qu'on ne connait pas peut chan- ger, évoluer, grâce au champs énergétique du cœur, sans dire un mot. Coup de foudre mis à part...
Revenons au monde de l'entreprise. En donnant plus d’importance au coeur, nous pouvons communiquer d’une autre manière avec nos collègues, partenaires ou clients. Voir le monde et les relations interpersonnelles à travers le cœur ouvre la voie à un nouveau style davantage porté sur le respect et la compréhension.

Une appréciation qui vient vraiment du cœur, authentique, a une force extraordinaire. L’institut Gallup qui examine régulièrement le niveau de satisfaction des employés à travers le monde a récemment découvert la chose suivante : quand un patron ignore complètement son collaborateur, le niveau de désengagement au travail se situe autour de 40%. Si un patron ne fait que critiquer son collègue, il le prend tout de même en considération, le niveau de désengagement n’est alors que de 20%. Et à partir du moment où un patron apprécie au moins une de ses qualités, le niveau de désengagement passe en dessous de 1%.

Dr. Michael Schroeder est life & business coach à Bucharest.

Source: Regard – Magazine francophone de Roumanie - #67, 
15 octobre - 15 décembre 2014

SE DEVELOPPER

Au début de l’année, j’ai lu dans un journal économique un article sur l’importance de la formation continue au sein des entre- prises roumaines. Il est intéressant de constater que les cadres dirigeants, malgré des budgets de formation stagnants, attachent (enfin) de plus en plus d’importance à l’épanouissement, tant professionnel que personnel. Pour eux comme pour leurs salariés. Dans un monde toujours plus changeant,...

LA MOTIVATION, FACTEUR CLE

Selon une étude récente réalisée par la société aon Hewitt (conseil en ressources humaines), 4 employés sur 10 – cadres supé- rieurs inclus – ne sont pas motivés dans leur travail. Et selon une autre étude Gallup sur la satisfaction des cadres en allemagne, 24% se sont désengagés de façon radicale de leur travail, 61% se disent indifférents à leur activité, et 85% ont des problèmes...

POUVOIR CHOISIR

J'observe depuis un certain temps comment les managers roumains et étrangers perçoivent le monde dans lequel ils vivent. Chacun a sa vision à lui, et je suis surpris de voir comment les mêmes phénomènes peuvent être analysés et commentés diffé- remment. Certains pensent que la Roumanie va mal, d'autres disent d'abord qu'il y a des signes de reprise.
Chacun se construit sa réalité basée sur ses propres expériences, sa vision de la vie et ses conditionnements auxquels il est soumis...
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