LA MOTIVATION, FACTEUR CLE

Selon une étude récente réalisée par la société aon Hewitt (conseil en ressources humaines), 4 employés sur 10 – cadres supé- rieurs inclus – ne sont pas motivés dans leur travail. Et selon une autre étude Gallup sur la satisfaction des cadres en allemagne, 24% se sont désengagés de façon radicale de leur travail, 61% se disent indifférents à leur activité, et 85% ont des problèmes plus ou moins graves avec la motivation. L’impact de ce manque de motivation sur la performance et le bonheur de nos sociétés est difficilement mesurable, mais il est très important.

Comment cela s’explique-t-il ? Le mécontentement au travail intervient en premier lieu à cause du stress, imposé par la vie professionnelle de plus en plus accélérée, et des objectifs de plus un plus difficiles à atteindre. a cela s’ajoute plus de compétition interne entre collègues et des phénomènes modernes comme, parfois, le harcèlement moral au travail. Il est vrai aussi qu’on
se fait davantage « prendre » dans une mécanique où l’on ne fait que « fonctionner » ; on ne maîtrise plus vraiment les choses. D’autres études récentes venues du Royaume-Uni montrent que la motivation vient avec la liberté d’action, et quand nous faisons des choses qui ont un sens. Or, le manque de sens semble préoccuper beaucoup de cadres : pourquoi dois-je toujours foncer comme un fou ? Pourquoi vendre des produits qui ne veulent rien dire pour moi?

En 1943 déjà, le psychologue américain abraham maslow introduisait dans son œuvre A theory of human motivation la fameuse pyramide des besoins. Une fois les besoins primaires obtenus (sécurité, alimentation, relations sociales, etc.), l’être humain tend à s’orienter vers l’ultime objectif : l’accomplissement de soi. a la fin de sa vie, maslow a constaté qu’uniquement 2 à 3 pour cent des êtres humains arrivent à ce stade où ils font vraiment ce qu’ils aiment faire, en utilisant pleinement leurs talents. Et il me semble effectivement qu’une grande partie du problème est qu’on ne fait tout simplement pas vraiment ce qu’on aimerait faire, ou que l’on n’a pas encore trouvé sa vraie vocation.
Qu’est-ce que cela veut dire pour les entreprises d’aujourd’hui ? Elles ne peuvent pas forcément « faire le boulot » à la place des employés. Ceci étant, elles peuvent créer des conditions favorables pour permettre à chaque employé de découvrir et déve- lopper ses talents. Bref, d’être motivé. Et il va de soi que les entreprises qui créent un niveau de motivation élevé parmi leur personnel réussiront à mieux affronter les grands défis de l’avenir.

Dr. Michael Schroeder est life & business coach à Bucharest.

Source – Regard, Magazine Francophone de Roumanie - Regard 62 / 15 octobre - 15 décembre 2013

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